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	<title>Le féminisme pour les nul-le-s</title>
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	<description>Essai de définition</description>
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		<title>Les femmes dans l&#8217;histoire: l&#8217;évolution</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 08:34:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lefeminismepourlesnuls</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire des femmes et du feminisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand on commence à parler de la place des femmes dans l&#8217;histoire, on est obligé de parler d&#8217;une certaine vision de la société qui donnait peu de place aux femmes. On entend alors pour nuancer ces propos: 1- que les femmes étaient bien présentes dans l&#8217;histoire et nous citer reines et Jeanne d&#8217;Arc &#8230; Limiter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on commence à parler de la place des femmes dans l&#8217;histoire, on est obligé de parler d&#8217;une certaine vision de la société qui donnait peu de place aux femmes.</p>
<p>On entend alors pour nuancer ces propos:</p>
<p><font color="#ff0066">1- que les femmes étaient bien présentes dans l&#8217;histoire et nous citer reines et Jeanne d&#8217;Arc &#8230;</font></p>
<p>Limiter les femmes à 10 personnes (soyons généreux, disons 20), c&#8217;est assez léger &#8230; 20 femmes d&#8217;&nbsp;&raquo;exception&nbsp;&raquo; &#8230; ce qui confirmerait pour ces personnes l&#8217;existence d&#8217;une <i>différence de nature entre les hommes et les femmes</i>; ces femmes entrées dans l&#8217;Histoire étant les exceptions qui confirment la règle selon laquelle les hommes sont les seuls à être intéressants car les seuls à avoir &laquo;&nbsp;fait quelque chose&nbsp;&raquo;, ou plutôt à SAVOIR FAIRE quelque chose (sous-entendu de grand, d&#8217;intéressant et d&#8217;important). -Nous reprendrons ces notions philosophiques et biologiques sur &laquo;&nbsp;la nature de l&#8217;homme et de la femme&nbsp;&raquo; dans  d&#8217;autres articles.- Il faut en fait voir deux choses:</p>
<p>- les histori<b>ens</b> ont <b>fait des choix en écrivant l&#8217;Histoire au masculin</b> (il s&#8217;agit de retracer l&#8217;histoire de l&#8217;Histoire, l&#8217;historiographie; voir <font color="#ff0066">le point 2</font>)</p>
<p>- mais aussi ce choix s&#8217;inscrit <b>dans une certaine société qui, malgré ses évolutions, produit elle-même cette rareté des femmes</b> dans des aspects de la société que l&#8217;on a jugés plus importants que d&#8217;autres <font color="#ff0066">(points 1 et 3)</font>.</p>
<p>Ce dernier point est gênant car on a un peu l&#8217;impression de se mordre la queue : il nous faut en effet expliquer <b>ce &laquo;&nbsp;système patriarcal&nbsp;&raquo;</b> (qui vient de &laquo;&nbsp;père&nbsp;&raquo; qui est à la tête de la société) qui a dominé nos sociétés jusque les années 1970 -attention, il n&#8217;a pas disparu mais s&#8217;est transformé-.</p>
<p>Le <b>&laquo;&nbsp;patriarcat&nbsp;&raquo;</b> a tout simplement nié la femme dans son individualité -n&#8217;étant pas considéré comme un individu à part entière-, l&#8217;a rendue esclave de son mari -ou &laquo;&nbsp;mineure&nbsp;&raquo;-. <b>Point de statut en dehors du mariage. Mais aussi peu de statut dans le mariage.</b></p>
<p>Nous touchons à<b> un point qui agace  </b>à savoir<b> remettre en cause la société dans laquelle nous vivons : le système ayant des racines profondes -</b><b>historiquement lointaines- et solides </b><b>, il est pris comme allant de soi depuis des siècles. Le décrire conduit à le dénoncer et à chambouler la vision que l&#8217;on nous donnait depuis notre naissance. </b>On est destabilisé au mieux. Agacé très souvent -difficile d&#8217;admettre de remettre tant d&#8217;aspects de notre vie en cause-. <i><b>On peut trouver dans ce point une explication de la réaction antiféministe: bouleversant la vision du monde telle quelle est énoncée depuis longtemps, le féminisme dérange et perturbe l&#8217;ordre social. Le constat qu&#8217;il fait et le recul qu&#8217;il prend n&#8217;est pas accepté. Il est considéré comme violent , alors que, paradoxalement, la violence réside dans le fait d&#8217;écarter la moitié de la société en fonction de son sexe. Cette violence n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas que symbolique. (Nous reviendrons sur les violences faites aux femmes.) Ce procès de la &laquo;&nbsp;violence du féminisme&nbsp;&raquo; est assez paradoxal : c&#8217;est la description de la violence faite aux femmes, dénoncée par le féminisme qui est refusée, ou en tout cas, l&#8217;analyse qui en est faite. (La vérité fait parfois mal.) </b></i></p>
<p>Il nous faudra alors <b>revenir sur ces &laquo;&nbsp;femmes d&#8217;exception&nbsp;&raquo;que l&#8217;Histoire a retenues</b>: voir néanmoins ce que le récit de leur vie apporte sur la société de leur époque et sur la vision que l&#8217;on s&#8217;en faisait mais aussi se poser la question du parti pris de ceux qui rapportent leur vie -c&#8217;est le travail d&#8217;historien-ne de vérifier ses sources et voir en quoi l&#8217;auteur d&#8217;un texte, voire même l&#8217;&nbsp;&raquo;historien&nbsp;&raquo; d&#8217;autrefois n&#8217;est pas si neutre-.</p>
<p>Il faudra cependant ouvrir les yeux -et nos esprits- <b>sur les autres femmes &laquo;&nbsp;importantes&nbsp;&raquo; de ces mêmes périodes</b>  que l&#8217;on avait pas jugeé bon de retenir car <b>&laquo;&nbsp;non conformes&nbsp;&raquo; avec l&#8217;idée de la femme que l&#8217;on s&#8217;en faisait</b>. <b>L&#8217;Histoire des femmes</b> a permis de voir ce que l&#8217;on avait pas voulu voir. L&#8217;Histoire se modifie petit à petit et admet de plus en plus ces &laquo;&nbsp;oubliées&nbsp;&raquo; de l&#8217;Histoire.<br />
Tout nous renvoie à la vision de l&#8217;Histoire. A ce qu&#8217;est l&#8217;Histoire, en quoi elle est une &laquo;&nbsp;mise en forme&nbsp;&raquo; du passé.</p>
<p><font color="#ff0066">2- que c&#8217;est normal car l&#8217;Histoire, c&#8217;est les guerres et qu&#8217;elles ne faisaient pas la guerre &#8230;.</font></p>
<p>Limiter l&#8217;Histoire à l&#8217;histoire de la guerre et, faisons large, du politique serait avoir une idée fausse  de l&#8217;Histoire. Ou au moins <b>une vision ancienne, limitée, de cette science humaine qui a considérablement évolué et surtout au cours du XXème siècle.</b></p>
<p>Regarder en effet l&#8217;Histoire avec les yeux des &laquo;&nbsp;hommes&nbsp;&raquo; du XIXème siècle est l&#8217;erreur que beaucoup font. Mais l&#8217;Histoire que l&#8217;on nous a apprise à l&#8217;école était/est encore très marquée par cette vision de l&#8217;Histoire.</p>
<p>L&#8217;Histoire qui voulait tout de même décrire  un peu la vie des sociétés a longtemps oublié les femmes, les &laquo;&nbsp;noyant&nbsp;&raquo; dans un collectif supposé neutre. Ou au contraire donnait un coup de projecteur sur des individualités. Lorsque les médias voulaient/veulent traiter l&#8217;Histoire de certains personnages (féminins), on entre dans la &laquo;&nbsp;petite Histoire&nbsp;&raquo; à qui on enlèverait facilement le h majuscule. Celle du privé, des histoires de moeurs &#8230; (la vie de telle ou telle favorite du roi etc.). Cela reflète encore bien la vision de la société et celle de la femme que l&#8217;on a(vait), à savoir très &laquo;&nbsp;sexualisée&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il faudra donc <b>approfondir cette évolution de l&#8217;Histoire, quels ont été ses &laquo;&nbsp;sujets</b>&laquo;&nbsp;.Voir comment cette science humaine a reflété les idées de son temps qui ne valorisaient que les hommes. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;être anachroniques mais de resituer l&#8217;Histoire dans son contexte historique et de relativiser -au minimum- cette &laquo;&nbsp;Histoire académique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, <b>l&#8217;Histoire est plurielle </b>et touche à de nombreux aspects de la vie quotidienne des hommes et des femmes qui ont vécu sur Terre. D&#8217;où l&#8217;élaboration durant ces quarante dernières années d&#8217;une <b>Histoire des femmes </b>qui &laquo;&nbsp;compense&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;rattrape&nbsp;&raquo;  ces siècles -et millénaires- d&#8217;un histoire au masculin. On nous a raconté l&#8217;histoire des hommes &#8211; avec quelques femmes pour la décoration !-; il s&#8217;agit de la compléter. De l&#8217;enrichir.<b> De la rendre la plus complète possible, sans parti pris, enfin neutre, s&#8217;il est possible !</b></p>
<p><b>Il y a d&#8217;autres &laquo;&nbsp;sujets historiques&nbsp;&raquo; à explorer </b>comme l&#8217;histoire de la masculinité, de la virilité (pas si &laquo;&nbsp;naturelle&nbsp;&raquo; que cela), de la féminité (idem), de l&#8217;homosexualité, de l&#8217;hétérosexualité (pas si &laquo;&nbsp;naturelle&nbsp;&raquo; que cela) etc. <b>Il s&#8217;agit de prendre du recul sur ce que l&#8217;Histoire</b> -et ses historiens- ne jugeaient pas importants d&#8217;être décrits et racontés. Prendre aussi du recul sur ce qui, au contraire, leur paraissait si important, si absolu qu&#8217;il ne fallait pas les remettre en cause. Car en les inscrivant dans une approche  historique et culturelle, cela amène à les réduire, à n&#8217;être que relatifs et donc susceptibles de changer, d&#8217;évoluer, ce qui est impensable dans la vision de la société que l&#8217;on se fait alors !<br />
<b>Il nous faut comprendre que ce que l&#8217;on a avancé comme &laquo;&nbsp;naturel&nbsp;&raquo; depuis des siècles est en fait du &laquo;&nbsp;culturel&nbsp;&raquo;,  c&#8217;est à dire du relatif et en tant que tel,  un objet historique.</b></p>
<p> </p>
<p><font color="#ff0066">3- que c&#8217;est normal : l&#8217;évolution est ainsi; la société évolue et il faut laisser faire l&#8217;évolution (donc en gros: les féministes, arrêtez de vouloir faire la révolution !) ! </font></p>
<p>Ce serait faire l&#8217;impasse sur, justement, l&#8217;histoire des femmes et du féminisme qui montrent bien que des <b>périodes de &laquo;&nbsp;backlash&nbsp;&raquo;</b> -retour de bâton-  <b>suivent très souvent des périodes de &laquo;&nbsp;progrès&nbsp;&raquo; </b>(sous entendu des droits des femmes mais on pourrait parler des droits de tous les êtres humains).</p>
<p>C&#8217;est aussi <b>revoir à quoi/qui on attribue ces progrès</b> -en particulier ceux du XXème siècle, siècle de l&#8217;émancipation féminine en Occident- : <b>qu&#8217;est ce que l&#8217;Histoire -dans sa vision ancienne- a voulu retenir des féministes</b> pour le dire plus clairement !?<br />
C&#8217;est une vision de l&#8217;Histoire qu&#8217;il faut corriger. Cette confiance (aveugle) dans les &laquo;&nbsp;lois du progrès&nbsp;&raquo; est à relativiser avec des exemples historiques qui montrent que cette croyance est fausse et n&#8217;existe que par méconnaissance, voire ignorance de l&#8217;Histoire -qu&#8217;il nous est impossible de maîtriser dans sa totalité, même pour des historien-ne-s-.</p>
<p><b>Les résistances à ces progrès illustrent bien le système de pensée</b> qui enferment (encore) les femmes dans des rôles ou sphères d&#8217;action limités. Car au &laquo;&nbsp;patriarcat&nbsp;&raquo;, ont succédé  ce que l&#8217;on appelle le &laquo;&nbsp;<b>viriarcat&nbsp;&raquo;</b> (pouvoir des hommes) et le &laquo;&nbsp;<b>fatriarcat</b>&nbsp;&raquo; (pouvoir des frères).</p>
<p><b>Le &laquo;&nbsp;Père&nbsp;&raquo;, à la tête de l&#8217;Etat ou de la famille</b> -c&#8217;est le &laquo;&nbsp;Patriarcat&nbsp;&raquo;-, <b>a été </b>au cours de l&#8217;histoire<b> détrôné</b> : le &laquo;&nbsp;père&nbsp;&raquo; de l&#8217;Etat &#8211; le roi-, durant la Révolution française; le &laquo;&nbsp;chef de famille&nbsp;&raquo; d&#8217;une famille par une loi en 1970 qui remplace l&#8217;autorité <b>paternelle</b> par l&#8217;autorité <b>parentale</b> -des <b>deux parents</b> -. Même si on constatera qu&#8217;il faut du temps pour que la loi soit bien intégrée par les citoyens&#8230;</p>
<p>Ce n&#8217;est donc plus le père qui est le détenteur du pouvoir mais un groupe d&#8217;hommes d&#8217;où les mots &laquo;&nbsp;<b>viriarcat&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;fratriarcat&nbsp;&raquo;</b> : à la Révolution française, les hommes révolutionnaires ont &laquo;&nbsp;tué le père&nbsp;&raquo; mais ont confisqué le pouvoir à leur profit, pour eux, entre eux (<b>les fils ont tué le père; partagé le pouvoir entre &laquo;&nbsp;frères&nbsp;&raquo;</b>) et ont barré la route aux femmes révolutionnaires qui croyaient à l&#8217;égalité des <b>H</b>ommes.</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;Liberté, égalité&nbsp;&raquo; &#8230;. on y a cru &#8230;. &laquo;&nbsp;fraternité&nbsp;&raquo;, le mot dit bien ce que cela veut dire : les &laquo;&nbsp;soeurs&nbsp;&raquo; ne sont  pas les bienvenues </b>dans cette nouvelle (vision de la) société, à cette nouvelle forme de pouvoir entre &laquo;&nbsp;frères&nbsp;&raquo;. Pas de &laquo;&nbsp;sororité&nbsp;&raquo; (que reprendront sans innocence les féministes des années 70).</p>
<p>L&#8217;&nbsp;&raquo;<b>androcentrisme</b>&nbsp;&raquo; est une vision limitée, genrée, du monde . Vision qui ignore, oublie -au mieux- les femmes. Le mot est inconnu pour qui n&#8217;est pas féministe. Donc il est, lui aussi, oublié, nié.<br />
Le &laquo;&nbsp;<b>sexisme</b>&nbsp;&raquo; est une manifestation dans la langue, dans les actes de cet androcentrisme. Les années 70 ont beaucoup parlé de sexisme, ce qui a conduit à une certaine prise en compte par la société et l&#8217;Etat.</p>
<p>Utiliser ce mot &laquo;&nbsp;sexisme&nbsp;&raquo; donne lieu à plusieurs attitudes : on nous renvoie aux années 70 et ce que dénonçait les féministes de l&#8217;époque pour dire que c&#8217;est fini -on est arrivé à l&#8217;étape finale de l&#8217;évolution de la femme, égale de l&#8217;homme ! Tout le monde descend !-.</p>
<p>Ainsi, pour certains, le mot serait anachronique (il n&#8217;est plus valable). Voire extrémiste (car exagéré, disproportionné). On nous dit aussi que le sexisme existe  certes au quotidien mais en gros, il n&#8217;y a rien à faire -et surtout pas devenir &laquo;&nbsp;féministe&nbsp;&raquo; !-. Il ne faudrait pas l&#8217;inscrire dans un système plus vaste. Ce serait des actes isolés.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, on parle plutôt de &laquo;&nbsp;<b>machisme</b>&nbsp;&raquo; pour qualifier cette attitude.  Ce dernier est vu avec une certaine bienveillance, car il n&#8217;est utilisé que de manière exceptionnelle pour qualifier une minorité d&#8217;hommes souvent un peu ridicules, un peu vieux, un peu réac&#8217;.</p>
<p><u><b>Les systèmes de </b><b>patriarcat, viriarcat, fatriarcat permettent ces manifestations</b> <b>sexistes et machistes</b></u> qui mettent l&#8217;homme  au pouvoir, en position de supériorité sur la femme. La domination s&#8217;exerce de toutes les manières: physiquement et symboliquement, dans les actes, le langage.</p>
<p><u><b>Ces systèmes sont la cause et la conséquence de l&#8217;infériorisation des femmes</b>.</u> Parce que la femme n&#8217;est pas jugée l&#8217;égale complète de l&#8217;homme, on n&#8217;a pas jugé bon de l&#8217;éduquer comme l&#8217;homme. Ces femmes que l&#8217;Histoire a pu retenir ont pu se dégager de la norme sociale de leur époque.</p>
<p><u><b>Le système se reproduit et seule la conscience d&#8217;appartenance à un groupe minoré permet de rompre le cercle vicieux, cela s&#8217;appelle le féminisme.</b></u></p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>De l&#8217;androcentrisme &#8230; le 3ème paradoxe:  où sont les femmes ??!</title>
		<link>http://lefeminismepourlesnuls.unblog.fr/2009/08/18/de-landrocentrisme/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Aug 2009 09:49:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lefeminismepourlesnuls</dc:creator>
				<category><![CDATA[des mots et des images]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai fait l&#8217;ébauche d&#8217;une première définition du féminisme (http://lefeminismepourlesnuls.unblog.fr/2009/08/18/une-premiere-definition/). Ce qu&#8217;il faut comprendre, c&#8217;est que le féminisme entend dénoncer l&#8217;androcentrisme de nos sociétés. Point de compote ou de confiture là-dedans mais seulement une vision réduite du monde qui pense à travers le prisme masculin: l&#8217;homme (&#171;&#160;andros&#160;&#187; en grec) serait au centre du monde -de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-13"></span></p>
<p>J&#8217;ai fait l&#8217;ébauche d&#8217;une première définition du féminisme (<a href="http://lefeminismepourlesnuls.unblog.fr/2009/08/18/une-premiere-definition/" title="ici">http://lefeminismepourlesnuls.unblog.fr/2009/08/18/une-premiere-definition/</a>).</p>
<p>Ce qu&#8217;il faut comprendre, c&#8217;est que <b>le féminisme entend dénoncer l&#8217;androcentrisme de nos sociétés</b>. Point de compote ou de confiture là-dedans mais seulement une <b>vision réduite du monde qui pense à travers le prisme masculin: l&#8217;homme (&laquo;&nbsp;andros&nbsp;&raquo; en grec) serait au centre du monde</b> -de la société et tout ce qu&#8217;elle sous-entend: politique, culture etc.-.</p>
<p>Cela peut surprendre mais il faut déjà souligner un fait linguistique qui n&#8217;est pas exclusif au français: quand on dit/écrit &laquo;&nbsp;hommes&nbsp;&raquo;, de qui parle-t-on ? S&#8217;agit des hommes avec un h minuscule ou des Hommes avec un h majuscule, la nuance est de taille, vu qu&#8217;on passe subtilement de l&#8217;Humanité à la moitié de celle-ci, en zappant donc l&#8217;autre moitié (plus de trois milliards d&#8217;individu<b>e</b>s)&#8230;</p>
<p>Car le mot ” <b>Hommes” ( du latin “homo”, l&#8217;espèce humaine) est <i>censé </i><u>inclure les femmes</u> </b>mais, de manière très subtile, dans un texte, une discussion, on peut passer du général à ce “faux particuler “ réducteur qu&#8217;est l&#8217;&nbsp;&raquo;<b>h</b>omme&nbsp;&raquo; et de ce “particulier un peu escamoté -de moitié-”, on passe aussi au général en faisant un <b>glissement de sens</b> ENORME.</p>
<p><b>Contresens et ambiguité au minimum</b> embrouillent et donnent au propos un caractère bien flou et trompeur. Mais cela engage beaucoup plus loin que la simple distinction de vocabulaire.</p>
<p><b>D&#8217;”Homme”, on passe à ”hommes” et vice versa</b> (homme, du latin “vir”, le mâle de l&#8217;espèce humaine), <b>ce qui <u>exclut alors les femmes.</u></b></p>
<p>On en arrive donc aux conséquences : deux paradoxes &laquo;&nbsp;ex-aequo&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;troisièmes paradoxes&nbsp;&raquo;, qui fonctionnent souvent ensemble dans une cuisine du méli-mélo &laquo;&nbsp;j&#8217;tembrouille ni vu ni connu&nbsp;&raquo; !</p>
<p><b><i>3èmes paradoxes</i>: les “femmes” deviennent parfois des “<u>h</u>ommes” sans avoir voulu changer de sexe &#8230; mais aussi les “<u>H</u>ommes” ne désignent parfois que la moitié de l&#8217;humanité (la masculine, bien sûr !) … </b></p>
<p><b>Résumons ces paradoxes :<i><u> les femmes sont invisibles quelle que soit la situation !</u></i></b></p>
<p>Or, pour être claire à l&#8217;écrit, je mets, moi, la majuscule là où la majorité des gens ne la met pas … donc comment savoir de qui on parle ? Parle t on de l&#8217;espèce humaine ou seulement de la moitié mâle de celle-ci ?</p>
<p>Le contexte des discussions/phrases deVRAIT nous le dire mais pas toujours, loin de là !</p>
<p>J&#8217;entends et vois tout-à l&#8217;heure (samedi 22 août), aux infos du 20h de france 2, un reportage sur des incendies en Grèce e<b>t il est &laquo;&nbsp;que les h/Hommes au sol&nbsp;&raquo; (sous-entendus pompiers) ont du mal à combattre les feux &#8230;</b></p>
<p><b>Si une image ne me montrait pas une femme </b>-pratiquement au moment où le mot &laquo;&nbsp;hommes&nbsp;&raquo; est prononcé !-, rien ne me permettrait de savoir qu&#8217;il y a des femmes pompiers là-bas. Ni plus tard dans le reportage quand on parle &laquo;&nbsp;des pompiers&nbsp;&raquo;. Je vois une femme mais elle est invisible dans le discours.<br />
Je suppose ici que ces images ne sont pas d&#8217;archive et qu&#8217;elles correspondent bien à la situation décrite dans le commentaire oral. Il y a donc bien des hommes et des femmes pompiers.</p>
<p>Je remplace par &laquo;&nbsp;êtres humains au sol&nbsp;&raquo; dans la phrase du reportage : ridicule ; ce n&#8217;est pas ce sens-là du mot ! Il s&#8217;agissait donc des &laquo;&nbsp;hommes&nbsp;&raquo; et non des &laquo;&nbsp;Hommes&nbsp;&raquo;; il s&#8217;agit du masculin qui occulte par contre la réalité -si j&#8217;en crois les images-.</p>
<p>On pourrait me dire que ce n&#8217;est pas le propos du reportage, le sexe des pompiers ! Certes, mais ce qui est véhiculé par le langage est qu&#8217;il n&#8217;y a que des hommes pompiers, que ce métier (héroïque) n&#8217;est qu&#8217;un métier d&#8217;<b>h</b>ommes ; ce qui n&#8217;est pas sans conséquence: rares seront alors les filles/femmes à se sentir concernées par ce métier, métier &laquo;&nbsp;d&#8217;<b>h</b>ommes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dans le reportage, &laquo;&nbsp;les hommes au sol&nbsp;&raquo; avait une valeur quasi militaire, chargée d&#8217;une dose d&#8217;héroïsme certaine. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un sens du mot &laquo;&nbsp;homme&nbsp;&raquo;, comme dans l&#8217;expression &laquo;&nbsp;méliorative&nbsp;&raquo; -qui dit du bien- &laquo;&nbsp;quel homme !&nbsp;&raquo;. Peut-être faut-il comprendre en fait l&#8217;usage fait ici comme un équivalent &nbsp;&raquo; de troupes (de pompiers) au sol&nbsp;&raquo;; les &laquo;&nbsp;hommes du sergent&nbsp;&raquo; étant les &laquo;&nbsp;soldats&nbsp;&raquo; &#8230; A une époque, celui-ci correspondait bien à une réalité: les soldats étaient des hommes. Ce n&#8217;est plus le cas aujourd&#8217;hui -même s&#8217;il y a je pense une majorité nette d&#8217;hommes- mais le mot reste donc les femmes sont des hommes &#8230;</p>
<p>Les femmes pourraient-elles être des &laquo;&nbsp;héroïnes&nbsp;&raquo; ? Le mot me surprend car son usage est limité à une héroïne de roman, d&#8217;histoire, de film mais pas à la VRAIE vie. Le mot renvoie à la vraie vie pour désigner cette drogue terrible qui tue&#8230;. Le choix de noms féminins est souvent ambigu&#8230;.</p>
<p>Deux exemples dans les journaux de France 3 du 26 août:</p>
<p>- un reportage sur la sorcellerie et l&#8217;université d&#8217;été qui lui ait consacrée: on annonce &laquo;&nbsp;<b>les sorciers et les sorcières</b>&nbsp;&raquo; -on se dit &laquo;&nbsp;tiens, les femmes ne sont pas invisibles !-; or, le contenu du reportage parle &laquo;&nbsp;des procès qui visaient les femmes en priorité&nbsp;&raquo;; propos expliqué dans le reportage par le statut de la femme à cette époque.</p>
<p>C&#8217;est donc étrange:<b> la règle grammaticale veut que les femmes soient englobées par le masculin. Invisibles donc.</b> Quand ce sont elles qui sont les premières concernées, dans leur grande majorité -ici par une répression, il est important de le souligner-, <b>elles réapparaissent  en étant distinguées des hommes qui sont, bien que minoritaires, bien présents -jamais oubliés-.</b></p>
<p>- un reportage sur le &laquo;&nbsp;sexting&nbsp;&raquo;: <b>à savoir la manipulation de jeunes</b> qui utilisent des images issues de webcams  et des téléphones portables<b> d&#8217;anciennes petites amies</b> qui se sont dévoilées, sans savoir que ces photos/vidéos étaient faites ou mises sur le net à leur insu. Tout le reportage parlait de jeunes filles manipulées par des ex. Rien dans le commentaire n&#8217;affirmation pourtant l&#8217;aspect genré de cet état de fait : les filles sont majoritairement victimes. Elles sont néanmoins invisibles dans le commentaire neutre et assez muet sur le sexe des victimes; il faut faire  la somme d&#8217;exemples qui se conjuguent au féminin pour faire soi-même la conclusion.</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/08/19/le-sexe-sur-sms-nouveau-jeu-dangereux-des-adolescents_1229812_0.html">Le monde en parle </a>: Aux Etats-Unis, la situation a tourné au drame, en 2008, quand une jolie blonde de 18 ans, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/21df/jessica-logan.html" class="listLink">Jessica Logan</a>, s&#8217;est pendue après que son petit ami, avec qui elle avait rompu, eut diffusé à ses camarades de classe des images d&#8217;elle dénudée.<br />
<b>Ainsi, <u>même quand les femmes sont les principales &laquo;&nbsp;actrices&nbsp;&raquo;</u>, elles sont mêlées dans une forme bien étrange d&#8217;égalité avec les garçons, <u>une neutralité qui ne transcrit pas la réalité genrée, à savoir que les femmes sont </u></b></p>
<p><u><b> majoritairement touchées, touchées ici par des atteintes à leur vie, pas moins. Il s&#8217;agit avec ces deux exemples si différents de maltraitance voire de persécution de femmes.</b></u></p>
<p><u></u><br />
<b>Ambiguité de la langue française</b> que l&#8217;on retrouve dans d&#8217;autres langues.</p>
<p><b>Ambiguité des propos qui se disent pour tous et pour toutes alors qu&#8217;ils sont au final que pour tous. On reviendra sur l&#8217;exemple le plus typique : la déclaration universelle des droits de l&#8217;Homme de 1789 &#8230; (enfin, elle se voulait &laquo;&nbsp;universelle&nbsp;&raquo; mais oubliait la moitié de la population &#8230;)<br />
</b></p>
<p>Nous parlerons aussi de grammaire et de ce fameux “masculin qui l&#8217;emporte&nbsp;&raquo;, symbole que la langue est restée figée pour certains aspects au XVIème siècle &#8230; et cela n&#8217;a pas dérangé ces messieurs qui gouvernaient.</p>
<p><b>Il s&#8217;agit donc de prendre beaucoup de recul sur nos sociétés, leur évolution ainsi que de leur mode de pensée et surtout à l&#8217;évolution du “penser humain”.</b><font color="#0000ff"></font></p>
<p><font color="#0000ff">La Terre n&#8217;est pas au centre de l&#8217;univers comme on l&#8217;a cru </font>(<i>géocentrisme</i>= la Terre au centre, création première d&#8217;un Dieu).</p>
<p><font color="#0000cc"><font color="#0000ff">L&#8217;Europe n&#8217;est pas le seul continent sur la planète</font> </font>(<i>européanocentrisme</i>= l&#8217;Europe au centre, nombril du monde comme nos cartes peuvent nous laisser à penser mais dans un globe, le seul “centre” est le noyau de la boule, non ?).</p>
<p><font color="#0000ff">L&#8217;Homme blanc n&#8217;est pas le seul être humain dans ce monde </font>(<i>ethnocentrisme</i> qui amène au <i>racisme</i>; cad que l&#8217;élément de comparaison, la “norme” est la culture et le peuple auxquels on appartient; ce qui amène à hiérarchiser les peuples, à fonder des théories selon lesquelles certaines “races” d&#8217;Hommes seraient supérieures à d&#8217;autres).</p>
<p><font color="#0000ff">L&#8217;<b>h</b>omme n&#8217;est pas le seul être humain à avoir seul le pouvoir de décider dans le monde </font>(<i>androcentrisme</i>  qui amène au <i>sexisme</i>; cad que l’attitude privilégiant plus ou moins l’existence, le point de vue ou la pensée de l&#8217;homme permet à l&#8217;homme de penser à la place des femmes, de les oublier, de les nier, voire de les soumettre en effectuant une hiérarchie entre les sexes: le sexe masculin serait supérieur au sexe féminin) .</p>
<p><b>Le choix des mots sera donc important.</b> Et ce n&#8217;est pas par un quelconque pédantisme -ou intellectualisme- de ma part que certains mots seront utilisés, même s&#8217;ils peuvent surprendre car peu utilisés ou peu vulgarisés.</p>
<p>J&#8217;essayerai simplement d&#8217;être la plus précise possible en utilisant les termes qui correspondent le mieux à certaines situations, certains actes ou certaines idéologies. Il s&#8217;agit de nommer ce que l&#8217;on a eu pour habitude de ne pas nommer car allant de soi ou, au contraire, jugés de oeu d&#8217;intérêt.</p>
<p>Or, cet “oubli” permet l&#8217;invisibilisation -”cela n&#8217;existe pas!”. Il s&#8217;agit de dépasser les tabous (langagiers) de nos sociétés, de prendre suffisamment de recul pour voir, comprendre, déconstruire, nommer et proposer.</p>
<p><b>Il faut, pour avoir du recul sur cet androcentrisme, appréhender plusieurs disciplines </b>: l&#8217;histoire de l&#8217;<b>H</b>omme -souvent réduite à l&#8217;histoire de l&#8217;<b>h</b>omme, d&#8217;où l&#8217;émergence ces trente dernières années d&#8217;une Histoire des femmes-, mais aussi d&#8217;autres sciences dites &laquo;&nbsp;humaines&nbsp;&raquo; (philosophie, sociologie, géographie, &#8230;) et leur évolution (l&#8217;histoire de l&#8217;Histoire: l&#8217;historiographie).</p>
<p>Idem pour les sciences dites dures qui s&#8217;attachent à l&#8217;Homme comme la biologie. Ces &laquo;&nbsp;sciences&nbsp;&raquo; (qui vient du latin &laquo;&nbsp;scio : savoir&nbsp;&raquo;) ont été la base de théories qui ont souvent exclu les femmes, pour ne pas dire qu&#8217;elles ont permis  leur dénigrement dans nos sociétés.</p>
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		<title>Une première définition. Le 2ème paradoxe : le féminisme ne concerne pas que les femmes, le sexisme qu&#8217;il combat n&#8217;est pas propre aux hommes.</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Aug 2009 09:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lefeminismepourlesnuls</dc:creator>
				<category><![CDATA[des mots et des images]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette définition est chez moi en construction, en cours “d&#8217;affinement” puisqu&#8217;il y a quelques mois encore, “j&#8217;hurlais avec les loups -et les louves -”, on va dire ! Ma réflexion se construit bien évidemment au fur et à mesure de mes lectures , de mes expériences et de mes rencontres. On nous reprochera alors d&#8217;être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-12"></span>Cette définition est chez moi en construction, en cours “d&#8217;affinement” puisqu&#8217;il y a quelques mois encore, “j&#8217;hurlais avec les loups -et les louves -”, on va dire ! Ma réflexion se construit bien évidemment au fur et à mesure de mes lectures , de mes expériences et de mes rencontres.</p>
<p>On nous reprochera alors d&#8217;être “intellectuel-le-s”; je crois qu&#8217;il y a probablement un acte intellectuel quand il s&#8217;agit de comprendre le monde dans lequel on vit, de prendre du recul pour comprendre comment et pourquoi il s&#8217;est construit ainsi. Il n&#8217;y a rien de négatif à cela. Ce serait négatif si cette réflexion n&#8217;était pas en prise avec le réel.</p>
<p>Il s&#8217;agit de proposer une autre vision du monde plus juste, plus égalitaire. Il n&#8217;y a rien de dénigrant de penser et d&#8217;agir.</p>
<p>Pour moi,<b> le féminisme est donc un courant de pensée</b> qui attribue aux femmes la même “place” qu&#8217;aux hommes.</p>
<p><b>Il s&#8217;agit d&#8217;un humanisme, d&#8217;un égalitarisme. </b>Hommes et femmes sont les représentants de l&#8217;espèce humaine et il n&#8217;y a aucune raison à ce qu&#8217;un sexe “domine” l&#8217;autre, qu&#8217;un sexe occulte l&#8217;autre et, surtout, que hommes et femmes n&#8217;aient pas les mêmes droits. Droits à la fois en théorie -dans les lois- et en pratique -appliquer réellement ces lois sans les contourner d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre-.</p>
<p>Je pars en effet du constat que les femmes ont été historiquement reléguées à des “rôles” limités et qu&#8217;aujourd&#8217;hui encore, en 2009, en Europe comme dans le reste du monde, <b>cette “infériorisation” des femmes est toujours là, plus ou mieux insidieusement.</b></p>
<p><b>Le féminisme est donc une dénonciation de cette discrimination mais aussi une proposition de lutter contre elle en proposant un/des modèle(s) de sociétés plus égalitaires.</b><br />
<b> Cette discrimination, ce racisme doivent être combattus comme toutes les autres formes de discriminations fondées sur des “différences”.</b> Ces différences sont des différences basées sur la couleur de peau, de culture, de sexe, de religion, de sexualité et j&#8217;en oublie certainement -si facile de trouver des différences aux autres-!</p>
<p>Le féminisme touche tout le monde, hommes comme femmes, de toutes conditions sociales. Il s&#8217;agit de prendre conscience de ce qui s&#8217;opère injustement sur une catégorie de personnes pour la seule et unique raison qu&#8217;il s&#8217;agit, précisément, d&#8217;un “groupe de personnes”. Il ne s&#8217;agit pas, dans ce cas précis, d&#8217;une “minorité” comme il est souvent laissé à croire mais d&#8217;une moitié de l&#8217;humanité. <b>Ce racisme fait selon l&#8217;appartenance à un sexe s&#8217;appelle le &laquo;&nbsp;sexisme&nbsp;&raquo;.  </b></p>
<p>Cela peut donc paraître “énorme” que pas moins de la moitié de l&#8217;humanité se (soit) trouv(é)e en position d&#8217;infériorité sans que celle-ci ne s&#8217;en aperçoive pas tant que cela ! Il s&#8217;est trouvé de nombreuses femmes et des hommes à le dénoncer mais l&#8217;&nbsp;&raquo;Histoire&nbsp;&raquo; les a oubliées (voir <a href="http://lefeminismepourlesnuls.unblog.fr/2009/08/18/de-landrocentrisme/">l&#8217;androcentrisme. Le troisième paradoxe</a>).</p>
<p>Cette mise en infériorité s&#8217;est exprimée et s&#8217;exprime différemment selon les époques, les pays; elle a pu prendre des aspects directs -donc clairement exprimés dans les textes, les actes- mais très souvent et surtout de nos jours, elle s&#8217;opère de manière très sournoise, hypocrite à tel point qu&#8217;elle est parfois intériorisée de générations en générations, que l&#8217;on soit un homme ou une femme.</p>
<p><b>Mais précisons rapidement que  le sexisme n&#8217;est donc pas l&#8217;apanage des hommes.</b></p>
<p><b> Les femmes peuvent être aussi très virulentes et le pratiquer contre leur propre sexe -deuxième paradoxe un peu maso, celui-là !-.</b></p>
<p><b>Cette <i>culture du sexisme</i> que nous transmet notre Education</b> -au sens large: famille, école, médias et expérience- <b>est reproduite ainsi de manière anodine,</b> sans que cela n&#8217;émeuve pas grand&#8217;monde, sauf les féministes.</p>
<p><b><u>Si on fait donc le constat que le sexisme n&#8217;est pas propre aux hommes, on peut aussi dire que le féminisme n&#8217;est pas propre aux femmes</u> ! Car même si les féministes sont majoritairement des femmes, des hommes aussi se sont élevés (et s&#8217;élèvent)  contre ces injustices. Des &laquo;&nbsp;pré-féministes&nbsp;&raquo; comme François Poulain de la Barre au XVII ème ou Condorcet, </b><b>au XVIIIème siècle, </b><b>conscients de cette inégalité de traitement et d&#8217;éducation -pas écoutés par leur époque- à aujourd&#8217;hui.</b></p>
<p><b> Ainsi, la fameuse &laquo;&nbsp;guerre des sexes&nbsp;&raquo; n&#8217;aura pas lieu, quoique certain-e-s aimeraient peut être bien !</b></p>
<p>Le féminisme n&#8217;oppose pas les hommes aux femmes. Il combat un système de pensée qui infériorise les femmes au profit des hommes. Beaucoup d&#8217;hommes et de femmes n&#8217;en ont pas conscience. Les hommes sont aussi victimes de ce système qui les maintient dans des rôles qu&#8217;ils n&#8217;ont pas forcément choisis.</p>
<p><b>On “devient” féministe quand, il me semble, notre expérience nous permet de dépasser ce que l&#8217;on croyait être des cas isolés et individuels et nous permet de prendre du recul sur cette somme d&#8217;attitudes discriminatoires qui vont toutes dans le même sens.</b></p>
<p>Cette première définition est probablement incomplète: il faut, selon moi, maîtriser plus de 150 ans de “féminisme”. Et parler ainsi rapidement de féminisme-s; ce courant de pensée est pluriel et donc encore plus complexe que l&#8217;on peut croire.</p>
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		<title>Oups je m&#8217;égare: g-o-o-g-l-e démoniaque, sors de ce CORPS !</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 20:14:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lefeminismepourlesnuls</dc:creator>
				<category><![CDATA[des mots et des images]]></category>

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		<description><![CDATA[Je m&#8217;attacherai prochainement aux poids des mots utilisés et ce qu&#8217;ils évoquent. Voici juste ce que le contenu de mon premier article a évoqué à Google &#8230; Comme le mot &#171;&#160;femmes&#160;&#187; revient souvent -et pour cause&#8230;-, il ne s&#8217;agit pas de renvoyer, par exemple, au mot Homme, le genre humain auquel elles appartiennent mais plutôt [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je m&#8217;attacherai prochainement aux poids des mots utilisés et ce qu&#8217;ils évoquent.</p>
<p><a href="http://lefeminismepourlesnuls.unblog.fr/files/2009/08/pubfemmesgoogleblog1.jpg" class="imagelink" title="pubfemmesgoogleblog1.jpg" rel="lightbox[9]"><img src="http://lefeminismepourlesnuls.unblog.fr/files/2009/08/pubfemmesgoogleblog1.vignette.jpg" alt="pubfemmesgoogleblog1.jpg" height="71" width="128" /></a></p>
<p>Voici juste ce que le contenu de mon premier article a évoqué à Google &#8230; Comme le mot &laquo;&nbsp;femmes&nbsp;&raquo; revient souvent -et pour cause&#8230;-, il ne s&#8217;agit pas de renvoyer, par exemple, au mot Homme, le genre humain auquel elles appartiennent mais plutôt à ce qu&#8217;elles évoquent pour les hommes -les mâles- : des beautés (exotiques) à voir (vidéo) -et plus si affinités, on dira-.</p>
<p>Un mystérieux &laquo;&nbsp;femmes nu&nbsp;&raquo; -on repassera pour l&#8217;orthographe- nous renverrait à un catalogue de mode.</p>
<p>Super déçue car je n&#8217;ai pas eu le temps de cliquer dessus que j&#8217;avais d&#8217;autres liens, notamment sur l&#8217;envoûtement test gratuit &#8230;. mais peut-être faut-il comprendre un message quasi subliminal: le féminisme envouterait des femmes et des hommes !!</p>
<p>Si j&#8217;étais un extra terrestre, je me dirais alors certaines femmes -les Ukrainiennes- sont des choses à voir &#8230; et que les femmes nues sont de bonnes affaires. Que mon esprit mal tourné voit un lien entre les deux, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas&#8230; mais il est une évidence qu&#8217;il faut voir en face: le mot femmes renvoient à des notions de corps (nus ou habillés) et d&#8217;argent&#8230; ce qui est implicite est la notion de sexualité.</p>
<p>CORPS &#8211; ARGENT &#8211; SEXUALITE</p>
<p>Même si c&#8217;est le hasard qui a amené Google a ces propositions de liens, je sais que Google  n&#8217;est pas la Bible, ni un dictionnaire mais nous nous attacherons à les regarder eux aussi de plus près. Il est le moteur de recherche internet le plus utilisé et l&#8217;association d&#8217;idées qui se fait sur google est assez représentative de l&#8217;association d&#8217;idées à l&#8217;oeuvre dans nos sociétés actuelles et passées. On fera des essais de mots et ce qu&#8217;ils évoquent à ces &laquo;&nbsp;références&nbsp;&raquo;.</p>
<p> </p>
<p>PS: J&#8217;ai &laquo;&nbsp;de la chance&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;elles&nbsp;&raquo; sont revenues !</p>
<p><a href="http://lefeminismepourlesnuls.unblog.fr/files/2009/08/pubfemmesgoogleblog2.bmp" class="imagelink" title="pubfemmesgoogleblog2.bmp" rel="lightbox[9]"><img src="http://lefeminismepourlesnuls.unblog.fr/files/2009/08/pubfemmesgoogleblog2.bmp" alt="pubfemmesgoogleblog2.bmp" height="72" width="128" /></a></p>
<p>Alors cette fois ci, j&#8217;ai cliqué, je n&#8217;avais plus droit au catalogue présumé de mode mais à des femmes en vidéo (site de rencontre), ce qui est aussi le cas du site pour rencontrer des &laquo;&nbsp;femmes ukrainiennes et russes&nbsp;&raquo; &#8211; pas de jalouses &#8230;.-. Les photos sont assez explicites : me sont proposées 560 &laquo;&nbsp;ladies&nbsp;&raquo; -le site est en français même s&#8217;il est apparemment &#8230; américain -ah elle est loin la guerre froide!&#8211; . Il permettrait donc de trouver l&#8217;âme soeure -car <i>il est bien entendu que</i> la personne qui a cliqué sur ce lien est un homme hétérosexuel- : &laquo;&nbsp;<i>Regardez les profils, faites de nouveaux amis et trouvez votre femme.</i>&laquo;&nbsp;-c&#8217;est même, je pressens, chaud bouillant !-.</p>
<p>Le &laquo;&nbsp;Trouvez votre femme&nbsp;&raquo; a quelque chose de dérangeant. En fait, il suffit de penser l&#8217;inverse pour voir le truc qui cloche: trouverais-je ce lien dans mon blog vers un site me vantant des videos &laquo;&nbsp;de 1000  hommes magnifiques ukrainiens&nbsp;&raquo; ? Déjà, ça sonne faux.</p>
<p>Pourtant, tout le monde rêve de trouver l&#8217;amour et le critère physique n&#8217;est pas à négliger &#8230; &laquo;&nbsp;Trouvez votre homme&nbsp;&raquo;. On ne le dira pas. Ni même trouvez votre mari. J&#8217;ai l&#8217;impression que le &laquo;&nbsp;trouvez votre femme&nbsp;&raquo; me renvoie au catalogue d&#8217;accessoire. La cravate qu&#8217;il vous manquait, la femme qu&#8217;il vous manquait.On regarde, on échange -je suppose-, on se marrie -sous-entendu. On passe de l&#8217;étape1 et 2 à 3 en faisant un grand bond. &laquo;&nbsp;Tu mates, tu causes, tu emballes.&nbsp;&raquo; Mais emballer une femme qui vit à quelques milliers de km, cela parait difficile alors elle sera &laquo;&nbsp;votre&nbsp;&raquo; femme. Emballé, pesé et adopté. Approprié.</p>
<p>Oups, la féministe qui est en moi a parlé alors que je voulais juste m&#8217;amuser de ce que le &laquo;&nbsp;hasard&nbsp;&raquo; m&#8217;envoyait comme signes un tantinet bizarre.<br />
 </p>
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